Quelque part dans un tiroir, ou peut-être dans un carton au grenier, ils sont là : les bulletins scolaires de votre enfant. Le tout premier bulletin de maternelle, avec ses tampons colorés et les mots de l'institutrice écrits à la main. Celui de CM1 (la 4e primaire en Belgique), le trimestre où les mathématiques ont commencé à coincer. Le dernier bulletin de primaire, avec en Belgique le résultat du CEB glissé à l'intérieur.
Beaucoup de parents conservent les bulletins scolaires presque machinalement. Ils finissent dans une pochette, un tiroir, une boîte. Mais « conservé » ne veut pas forcément dire « retrouvable dans vingt ans ».
Un bulletin est un instantané, pas une liste de notes
Un bulletin montre où en était votre enfant à ce moment-là, comment l'enseignant le voyait, quels étaient ses points forts et ce qu'il devait encore travailler. Cette information ne change pas. Sa valeur, elle, augmente avec le temps.
Le bulletin de CP (ou de 1re primaire), quand votre enfant avait six ans, ne devient vraiment intéressant que lorsqu'il le relit adolescent. « A du mal à rester concentré sur sa tâche », écrit l'enseignante. Et lui lève les yeux du dossier qu'il a bouclé en une soirée pendant son année de terminale. L'histoire de votre enfant se cache dans ces bulletins, entre les rubriques et les appréciations.
C'est aussi vrai pour les dessins, les exposés et tout ce qui revient de l'école. Nous avons déjà écrit sur la manière de garder les souvenirs d'enfance sur le long terme. Les travaux scolaires y trouvent bien leur place.
Le papier disparaît, même sans incendie ni déménagement
Le papier s'abîme. Lentement, mais sûrement. Il jaunit, se froisse, se tache ou se perd tout simplement. Chaque déménagement fait disparaître des choses. Un dégât des eaux ou un incendie, c'est le pire scénario, et cela arrive vraiment.
Même sans catastrophe, le papier n'est pas pratique. Vous ne savez plus très bien où se trouve quoi et il faut ouvrir des cartons. Le jour où votre enfant veut le revoir, par exemple à vingt ans, étudiant, en quête d'anecdotes pour un discours lors d'une fête de famille, il y a de fortes chances que le bulletin ait disparu ou soit introuvable.
Une copie numérique règle le problème. L'original peut rester là où il est. Le contenu est conservé, quoi qu'il arrive au papier.
Trois façons de numériser les bulletins scolaires
Il existe plusieurs approches, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
Le scan en PDF. C'est la méthode la plus complète. Avec un scanner ou une appli de numérisation sur votre téléphone, vous faites une copie numérique de tout le bulletin, appréciations manuscrites comprises. Rangez le PDF dans un espace en ligne que vous entretenez vraiment, pas sur un disque dur externe qui finira au fond d'un placard dans un an.
La photo de chaque page. Plus rapide et plus simple que le scan. La qualité est un peu moindre, mais largement suffisante pour la plupart des bulletins. Posez le bulletin bien à plat sur une table, avec une bonne lumière, et prenez une photo nette de chaque page.
L'ajout à un journal numérique. On va ici un cran plus loin, car le bulletin est tout de suite replacé dans son contexte. Vous l'ajoutez comme souvenir, à sa date, avec quelques phrases. Qu'est-ce qui a marqué cette année scolaire ? Qu'en a pensé votre enfant ? Dans vingt ans, ce contexte aura autant de valeur que le bulletin lui-même.
Un journal numérique garde le bulletin et l'histoire autour
Entre un dossier de fichiers PDF et un journal numérique, la différence tient au contexte. Un dossier de fichiers est une archive, pratique mais froide. Un journal est une chronologie où les bulletins font partie de quelque chose de plus grand : l'histoire de votre enfant.
Dans un journal en ligne comme Ouderliefde, vous ajoutez le bulletin comme souvenir, à la date du bulletin. Il se range par ordre chronologique avec les autres souvenirs de l'année : la photo du jour de la rentrée en CP, la vidéo du spectacle de fin d'année, le dessin de la maîtresse fait par votre enfant. Ensemble, ces fragments donnent une vraie image de cette année-là.
Plus tard, votre enfant pourra la relire comme une histoire, et non comme un dossier de fichiers en vrac.
Ce qu'il vaut la peine de garder avec le bulletin
Une année scolaire, c'est plus qu'un bulletin. Quelques éléments à conserver en numérique :
- Dessins et bricolages. Prenez en photo ce que votre enfant rapporte à la maison. Inutile de tout garder : les plus typiques et les plus drôles suffisent.
- Photos de classe. La photo de classe annuelle montre à quoi ressemblait votre enfant à un âge donné. Scannez-la ou photographiez-la et rangez-la avec l'année.
- Mots et courriers de l'école. Un bulletin arrive parfois avec un mot sur une sortie scolaire ou une classe verte. Ce contexte enrichit le bulletin.
- Vos propres notes. Qu'avez-vous pensé du bulletin ? Quelque chose vous a-t-il surpris ? Comment avez-vous réagi ? Quelques phrases de votre part ajoutent ce que l'enseignant ne peut pas apporter.
Commencez par le prochain bulletin
Vous n'avez pas à tout rattraper. Commencez par le prochain bulletin que votre enfant ramène à la maison et ajoutez les anciens quand vous avez le temps.
Chaque bulletin ajouté complète un peu plus l'archive. Dans quelques années, vous aurez une chronologie à laquelle votre enfant tiendra vraiment.
Envie d'essayer ? Chaque nouveau compte commence par 7 jours de Premium gratuits : accès complet à toutes les fonctionnalités, y compris pour garder travaux scolaires, photos et vidéos sur une même chronologie.
Pour aller plus loin, lisez notre article sur comment organiser les photos de vos enfants ou découvrez pourquoi un journal de naissance numérique a des avantages sur le papier.